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זוהר ויקרא — דף ל ע »א

Résumé

Le folio 30a achève la Tosefta ouverte à la fin du 29b : « al moqdah » — car le Fleuve de feu (Néhar Dinour) est le lieu où brûlent tous ceux qui ne tiennent pas ferme, puisqu'on les plonge dans ce feu ardent qui abolit leur emprise sur le monde ; ainsi il ne dominera pas de toute la nuit, mais sera soumis. Le Zohar enchaîne avec l'enseignement de Rabbi Yits'hak sur la théophanie d'Élie au mont Horeb (1 Rois 19) : « voici, le Seigneur passe », un grand vent fort — ce vent dont on vient de parler, mais « le Seigneur n'était pas dans le vent ». Après le vent vient le tremblement de terre (cf. Ézéchiel : « un esprit m'emporta et j'entendis derrière moi la voix d'un grand tremblement »), et après le tremblement le feu (cf. Daniel : « un fleuve de feu sortait et coulait devant Lui »). Rabbi Yits'hak relie cela à la vision des 'Hayot d'Ézéchiel : « l'aspect des 'Hayot ressemblait à des charbons de feu ardents, comme l'aspect de torches », le feu circulant entre les 'Hayot et faisant jaillir l'éclair, puis après le feu — « une voix, un silence subtil ». Cette voix est la voix ultime, un silence sans parole propre, se taisant de lui-même ; quand on se rassemble autour d'elle, elle s'entend dans tous les mondes et tous en tremblent. Elle est « subtile » parce qu'elle est la plus petite et la plus fine de toutes. Rabbi 'Hiya explique « le feu brûlera continuellement sur l'autel, il ne s'éteindra pas » comme le feu d'Isaac, évoqué par « voici le feu et le bois » de la Akeda — le feu perpétuel qui subsiste toujours, et le bois étant le bois d'Abraham, selon « le prêtre y brûlera du bois chaque matin ». Du feu d'Isaac qui coule vers l'autel sort un tison vers chacune des quatre directions — est, ouest, nord, sud — vers les quatre coins de l'autel, que le prêtre fait tourner. Sur l'autel se trouve une rampe à degrés connus, et le degré inférieur descend vers l'abîme supérieur ; quand les braises atteignent les quatre coins, un esprit s'éveille et descend vers cet abîme. En ce lieu se trouvent des légions d'armées disant « Saint » en diverses voix — une voix forte et suprême d'un côté, une voix de douceur suprême d'un autre, d'autres légions encore d'un troisième côté — et ainsi aux quatre coins, six cent mille myriades d'armées à chaque coin, toutes revêtues de l'éphod, se tenant pour organiser le service de l'autel en face des mondes inférieurs. Ailleurs se trouvent les vagues de la mer qui mugissent et descendent par degrés, où des armées louent en voix douce « Béni soit la gloire du Seigneur depuis Son lieu », sans cesse jour et nuit. Ailleurs encore, des armées se tiennent dans la crainte et le tremblement, regardant vers cet autel d'en haut. Lorsque le feu d'Isaac atteint l'autel, de nombreuses étincelles montent et descendent en tous sens, d'où s'embrasent de puissants héros du monde ; et sans le prêtre qui se tient à l'autel pour arranger le bois, le monde ne pourrait tenir devant eux. De ces braises et étincelles s'embrasent aussi les 'Hayot elles-mêmes, selon l'image des torches. Du côté droit des 'Hayot s'éveille un esprit supérieur qui souffle et se pose dans le feu, s'embrase et s'adoucit, puis s'apaise dans un éclat précieux illuminant les armées du côté droit ; du côté gauche s'éveille un autre esprit puissant qui brise les rochers, se renforce dans le feu, et illumine (en s'embrasant) les armées du côté gauche — ainsi pour les quatre côtés et les quatre camps, tous s'adoucissant lorsque le prêtre monte sur l'autel. Le folio se clôt sur l'enseignement de Rabbi Abba concernant les deux autels d'en bas et les deux d'en haut : l'un, le plus intérieur de tous, où l'on offre l'encens intérieur et subtil — le lien de la foi — que le prêtre suprême noue par ce lien de la foi ; c'est l'autel d'or, d'où se noue le lien de la foi en un seul nœud. L'autre autel est l'autel de cuivre, situé à l'extérieur, sur lequel Mikha'el le grand prince offre un sacrifice agréable au Saint béni soit-Il. Et en bas — l'autel d'or et l'autel de cuivre : sur l'un l'encens, sur l'autre les graisses et les portions sacrificielles.

Torat Emet / Rav Pinhas Reuven — CC BY-NC-SA 2.5

en hébreu

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