זוהר ויקרא — דף לא ע »א
Résumé
Le folio 31a approfondit l'explication de « et Dieu s'indigne chaque jour » : « El » partout est la lumière de la sagesse suprême, subsistant dans son être chaque jour, selon « la bonté d'El dure tout le jour » (Psaume 52). Sans cet « El » s'éveillant dans le monde, celui-ci ne pourrait tenir même une heure face aux jugements sévères qui s'éveillent chaque jour. « Telles sont les générations du ciel et de la terre behibar'am » — ne lis pas « behibar'am » mais « be-Avraham » : c'est par l'éveil d'Abraham qu'ils subsistent, et lorsqu'Abraham s'éveille dans le monde, tous ces jugements sont repoussés au-dehors et ne tiennent pas devant lui. D'où « et Dieu s'indigne (zo'em) chaque jour » — ni « nizam » ni « za'um » mais « zo'em » : chaque jour où se trouve un jugement, Il le repousse au-dehors et se tient adoucissant le monde, selon « le jour, le Seigneur commande Sa bonté » (Psaume 42) ; sans cela le monde ne pourrait tenir un seul instant, et c'est pourquoi tout subsiste par le mérite d'Abraham. De même « Dieu puissant » ne signifie pas que Dieu Lui-même soit « puissant » au sens du jugement, mais le verset fait allusion aux Patriarches et à la foi suprême et sainte, selon « merveilleux conseiller, Dieu puissant, père éternel, prince de la paix » (Ésaïe 9) : « merveilleux » est la sagesse suprême, merveilleuse et voilée à tous ; « conseiller » est le fleuve suprême qui coule sans cesse et abreuve tout ; « El » — c'est Abraham ; « puissant » — c'est Isaac ; « père éternel » — c'est Jacob, qui tient les deux côtés et subsiste dans une perfection complète ; « prince de la paix » — c'est le Juste (Yessod), qui est la paix du monde, la paix du foyer, la paix de la Matrona. Rabbi 'Hizkiya et Rabbi Yehouda vinrent baiser ses mains, pleurèrent et dirent : heureuse est notre part d'avoir posé cette question, heureuse la génération où tu demeures. Rabbi Chimon ouvrit sur « ceci est l'offrande d'Aaron et de ses fils qu'ils offriront au Seigneur » : les méchants du monde causent le départ du Saint béni soit-Il de l'assemblée d'Israël, selon « l'homme pervers sème la discorde, et le médisant sépare les intimes (alouf) » (Proverbes 16) — l'« alouf » est le Saint béni soit-Il, le maître du monde, et les méchants séparent « ceci » (zot) de « cela » (zeh), qui est la paix du foyer et leur union. Le saint Aaron et ses fils interviennent, et par eux les deux sont rapprochés et s'unissent, « zeh » avec « zot » — « c'est ainsi (be-zot) qu'Aaron entrera dans le sanctuaire » — unissant ainsi le saint Roi suprême à la Matrona ; par eux les mondes supérieurs et inférieurs sont bénis, et tout se trouve un sans séparation. Et si l'on demande pourquoi il n'est pas écrit « zot korban », c'est que le prêtre d'en haut fait venir l'union vers l'assemblée d'Israël jusqu'à ce qu'elle atteigne « zeh » pour s'unir à « zot » et les rapprocher comme un seul — heureuse leur part en ce monde et dans le monde à venir. Rabbi 'Hiya et Rabbi Yossi marchaient d'Ousha à Tibériade, et Rabbi 'Hiya cita « car le Seigneur a choisi Sion… ceci est Mon lieu de repos » — parfois les compagnons nomment cet attribut au masculin, car il est miséricorde, mais ici le verset le nomme au féminin. Rabbi Yossi ajouta avoir entendu de la sainte lampe (Rabbi Chimon) : au moment de l'union, pour montrer que le féminin y est inclus en un tout, le féminin est appelé du nom du masculin, car alors se trouvent les bénédictions de la Matrona sans aucune séparation ; « car le Seigneur a choisi Sion » précisément, ce lieu même où Il réside, et non « vers Sion » — tout est un, qu'on l'appelle du nom masculin ou féminin, tout se tient au même degré. Rabbi Yossi conclut en expliquant « et de Sion il sera dit : tel homme et tel homme y est né » (Psaume 87) — l'un pour le jugement, l'un pour la miséricorde ; lorsqu'ils s'unissent en une seule union, alors cela s'appelle Sion, et Sion et Jérusalem deviennent connues, l'une dépendant de l'autre. Le folio se clôt sur l'ouverture de Rabbi Yossi concernant « vous vous sanctifierez et vous serez saints » : celui qui se sanctifie d'en bas est sanctifié d'en haut, et celui qui se souille d'en bas est souillé d'en haut — la sanctification d'en haut se comprend, car la sainteté de son Maître repose sur lui, mais d'où vient la souillure ? Et si l'on dit d'en haut — la souillure réside-t-elle donc en haut ?
Torat Emet / Rav Pinhas Reuven — CC BY-NC-SA 2.5
en hébreu
