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זוהר ויקרא — דף מה ע »ב

Résumé

C'est pourquoi le Saint béni soit-Il décrète un mâle ou une femelle, afin qu'un désir se trouve dans le monde. Et en toute chose, l'homme doit attacher son désir en haut au Saint béni soit-Il, afin que des désirs se trouvent dans le monde. Heureuse est la part des justes, qui savent attacher leur désir au Roi saint ; à leur sujet il est écrit « et vous qui êtes attachés à l'Éternel votre Dieu, vous êtes tous vivants aujourd'hui » (Deutéronome 4).<br />
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« Lorsqu'un homme aura sur la peau de sa chair une tumeur, une éruption ou une tache », etc. Rabbi Yehouda ouvrit et dit : « Ne me regardez pas, car je suis noircie, parce que le soleil m'a hâlée » (Cantique 1). Ce verset a déjà été expliqué, mais au moment où la lune se voile dans l'exil, elle dit « ne me regardez pas ». Non qu'elle ordonne qu'on ne la regarde pas, mais parce qu'elle voit le désir d'Israël envers elle de voir sa lumière, elle dit « ne me regardez pas » — vous ne pourrez pas me voir. « Ne me regardez pas » certainement. Pour quelle raison ? Parce que je suis noircie, parce que je suis dans l'obscurité.<br />
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Que signifie « noircie » ? Elle aurait dû être dite « noire » ! Mais il y a deux obscurités : l'une, « parce que le soleil m'a hâlée », car le soleil s'est retiré de moi pour m'éclairer et me regarder ; l'autre, « parce que les fils de ma mère se sont emportés contre moi ».<br />
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« M'a hâlée » ?! On aurait dû dire « m'a brûlée » ! Mais c'est une allusion qu'il fait, par le nombre six : car lorsque le soleil éclaire, il éclaire par six lumières, et lorsqu'il se retire, ces six lumières se retirent toutes. « Les fils de ma mère » — ce sont ceux qui viennent du côté du jugement sévère. « Se sont emportés contre moi », comme il est dit « ma gorge est enrouée ». C'est ce qui est écrit « sur notre cou nous sommes poursuivis » (Lamentations 5) : car lorsque Israël entrait en exil, ils marchaient les mains liées derrière le dos, et une meule sur le cou, et ils ne pouvaient pas ouvrir la bouche.<br />
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« On m'a mise à garder les vignes » — pour aller en exil, pour garder les autres peuples à cause d'Israël. « Ma vigne à moi, je ne l'ai pas gardée » — car je n'ai pas pu la garder comme auparavant. Auparavant j'ai gardé ma propre vigne, et grâce à elle les autres vignes ont été gardées. Maintenant je garde les autres vignes pour que ma propre vigne soit gardée au milieu d'elles.<br />
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Rabbi 'Hiya et Rabbi Yossei marchaient sur la route. En arrivant à un champ, ils virent un baumier sur le côté droit de la route. Rabbi Yossei dit : un voile de fumée se trouve devant nos yeux ; nous n'avons pas la permission de nous réjouir à la vue depuis le jour où le Temple fut détruit.<br />
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Il ouvrit et dit : « À l'Éternel la terre et sa plénitude, le monde et ceux qui l'habitent » (Psaumes 24). Puisqu'il a dit « à l'Éternel la terre et sa plénitude », pourquoi « le monde et ceux qui l'habitent » ? Le monde ne fait-il pas partie de la terre ? Mais voici ce qu'il a voulu dire : « à l'Éternel la terre et sa plénitude » — c'est la terre sainte, appelée l'arbre de vie ; « le monde et ceux qui l'habitent » — ce sont les autres contrées, comme il est dit « et c'est Lui qui jugera le monde avec justice » (Psaumes 9), car le monde dépend de la justice, et tout est une seule chose.<br />
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Rabbi 'Hiya dit : « à l'Éternel la terre et sa plénitude » — voilà pour la terre ; que signifie « et sa plénitude » ? Ce sont les âmes des justes. « Le monde et ceux qui l'habitent » — le monde, c'est la terre d'en bas, et « ceux qui l'habitent » ce sont les fils de l'homme. Rabbi Yossei dit : si c'est ainsi, comment avons-nous expliqué « car c'est Lui qui l'a fondée sur les mers et établie sur les fleuves » ? Il lui dit : certes il en est ainsi, que cette terre de vie est « fondée sur les mers et établie sur les fleuves », car tous sortent de ce fleuve supérieur qui s'écoule et sort d'Éden, et c'est par eux qu'elle se prépare à se couronner avec le Roi saint et à nourrir les mondes.<br />
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« Qui montera sur la montagne de l'Éternel », etc., « celui qui a les mains pures et le cœur pur, qui n'a pas porté son âme en vain », etc. Il est écrit « son âme » — que signifient « mon âme » et « son âme » ? Mais tout est une seule chose, comme il est dit « le Seigneur Dieu a juré par lui-même » (litt. « par son âme ») (Amos 6), « comme il en est dans mon cœur et dans mon âme, il le fera » (I Samuel 2). Et le roi David était attaché à ce même cœur et à cette même âme, et c'est pourquoi il n'a pas porté son âme en vain.<br />
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Alors qu'ils marchaient, ils rencontrèrent un homme dont le visage était couvert de plaies, et qui se levait sous un arbre. Ils le regardèrent et virent son visage rougi par ces plaies. Rabbi 'Hiya dit : qui es-tu ? Il lui répondit : je suis juif. Rabbi Yossei dit : c'est un pécheur, car sinon, son visage ne porterait pas la marque de ces mauvaises maladies, et celles-ci ne sont pas appelées souffrances d'amour. Rabbi 'Hiya dit : il en est certainement ainsi, car les souffrances d'amour sont cachées aux fils de l'homme.

Torat Emet / Rav Pinhas Reuven — CC BY-NC-SA 2.5

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