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זוהר ויקרא — דף נד ע »ב

Résumé

Viens et vois : quand la rigueur règne dans le monde, combien d'épées suspendues sortent de cette épée suprême, et les hommes lèvent la tête et voient que cette épée suprême est rouge, pleine de sang de tous côtés, et alors des décrets sont décrétés, comme il est dit « chacun son épée sur sa cuisse » et il est écrit « et son épée dégainée dans sa main ». Et toutes sont présentes pour exécuter la justice, et quiconque les rencontre en est blessé, car en tout lieu où la rigueur règne, elle règne sur tout, que ce soit en ville, au désert ou aux alentours de la ville.<br />
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Il ouvrit encore par le verset « mets-moi comme un sceau sur ton cœur », et explique que c'est la Communauté d'Israël qui dit cela au Saint béni soit-Il : « comme un sceau sur ton cœur » est le sceau des tefilines que l'homme place sur son cœur, et « comme un sceau sur ton bras » est la main faible qui est destinée à Isaac. Et il est dit « comme un sceau » et non « un sceau », à l'image des tefilines de la tête qui apportent louange à tout le corps ; c'est pourquoi les tefilines sont sur le bras et sur le cœur, et par cela l'homme se trouve complet à l'image d'en haut.<br />
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Et il est expliqué sur « car l'amour est fort comme la mort » qu'il n'existe pas de dureté dans le monde comme celle de la séparation de l'âme et du corps, et ainsi est l'amour de la Communauté d'Israël pour le Saint béni soit-Il, qui ne se séparent jamais ; c'est pourquoi la prière de la main est attachée au bras, pour accomplir ce qui est écrit « sa gauche est sous ma tête ».<br />
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Et sur « dur comme le séjour des morts est la jalousie », il est expliqué que parmi tous les degrés de la géhenne, aucun n'est aussi dur que le séjour des morts, qui descend plus bas que tous sauf le degré appelé perdition, et ainsi la jalousie est dure comme le séjour des morts, car il n'y a de jalousie que dans l'amour, et celui qui est jaloux de celui qu'il aime le plus trouve dur de s'en séparer, de ce degré appelé séjour des morts.<br />
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Et sur « ses flammes sont des flammes de feu, une flamme divine », il est expliqué que c'est un feu qui sort du chofar, composé d'esprit et d'eau, et de cette flamme, lorsqu'elle s'embrase dans la Communauté d'Israël, elle consume le monde dans la flamme de la jalousie du Saint béni soit-Il ; et au moment où elle est jalouse de Lui, malheur à qui rencontre cette flamme, car il sera brûlé par elle.<br />
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Il ouvrit encore par « les grandes eaux ne peuvent éteindre », et explique que « les grandes eaux » sont le bras droit auquel il faut attacher le nœud de la prière sur le bras gauche, pour accomplir « et sa droite m'enlace » ; autrement, « les grandes eaux » sont le fleuve suprême duquel sortent des fleuves vers tous les côtés, et tous en découlent, comme il est dit « des voix des grandes eaux » et « les fleuves ont élevé ».<br />
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Et sur « si un homme donnait toute la richesse de sa maison pour cet amour, on le mépriserait totalement », il est expliqué que « un homme » désigne le Saint béni soit-Il, qui donne par amour pour la Communauté d'Israël, et « toute la richesse de sa maison » est comme il est dit « toute richesse précieuse et agréable ».<br />
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Dans la Tosefta, il est expliqué que « on le mépriserait » fait allusion au deuxième, au sixième et au septième jour de Souccot, où l'on faisait les libations d'eau et de vin, et que pendant les sept jours de Souccot, Israël offrait soixante-dix taureaux pour expier pour les soixante-dix princes, afin que le monde ne reste pas dévasté à cause d'eux, comme il est écrit « et le quinzième jour... vous offrirez un holocauste par le feu ».<br />
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Et enfin il est expliqué que dans l'amour de la Communauté d'Israël envers Lui, et non pour s'attacher à elle, « on mépriserait totalement » toutes ces multitudes et ces camps d'en haut pour cette richesse précieuse, car tous ne désirent qu'à l'heure où la Communauté d'Israël s'attache au Saint béni soit-Il et se couronne avec Lui, et alors toutes ces multitudes, ces camps et tous les mondes sont dans la joie, dans la lumière et dans les bénédictions, comme il est écrit « sa gauche est sous ma tête et sa droite m'enlace ».<br />

Torat Emet / Rav Pinhas Reuven — CC BY-NC-SA 2.5

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