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זוהר ויקרא — דף נט ע »ב

Résumé

Nous avons appris que Rabbi Yossi a dit : une fois le monde avait besoin de pluie, vinrent devant Rabbi Shimon, Rabbi Yeissa, Rabbi Hizkiya et le reste des compagnons. Ils le trouvèrent alors qu'il allait voir Rabbi Pinhas ben Yaïr, lui et son fils Rabbi Elazar. Dès qu'il les vit, il ouvrit et dit : « cantique des degrés, voici qu'il est bon et agréable que des frères demeurent ensemble ». Qu'est-ce que « demeurer des frères ensemble » ? Comme il est dit « et leurs faces l'une vers l'autre » — à l'heure où l'un était avec l'autre, se regardant face à face, il est écrit « qu'il est bon et agréable », mais lorsque le mâle détourne sa face de la femelle, malheur au monde, car alors il est écrit « et il en est qui est emporté sans jugement », sans jugement certainement, et il est écrit « justice et jugement sont le fondement de ton trône », car ils ne vont pas l'un sans l'autre, et lorsque le jugement s'éloigne de la justice — malheur au monde.<br />
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Et maintenant j'ai vu que vous êtes venus parce que le mâle ne demeure pas avec la femelle. Il dit : si c'est pour cela que vous êtes venus à moi, asseyez-vous, car aujourd'hui j'ai regardé et j'ai vu que tout reviendra face à face pour demeurer ; et si c'est pour la Torah que vous êtes venus, asseyez-vous devant moi. Ils lui dirent : c'est pour tout cela que nous sommes venus devant notre maître ; que l'un de nous s'esquive pour annoncer la nouvelle au reste de nos frères compagnons, et nous nous assiérons devant notre maître. Comme ils marchaient encore, il ouvrit et dit : « je suis noire mais charmante, filles de Jérusalem, etc. ». L'assemblée d'Israël dit devant le Saint béni soit-Il : je suis noire dans l'exil, et charmante par les commandements de la Torah, car bien qu'Israël soit en exil, on ne les abandonne pas, « comme les tentes de Kédar » — ces fils de Ketoura qui accueillent constamment leur visage — et malgré cela « comme les tentures de Salomon », comme cet aspect des cieux dans leur pureté, ainsi qu'il est écrit « qui étend les cieux comme une tenture ».<br />
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« Ne me regardez pas parce que je suis noircie » — quelle est la raison de « ne me regardez pas » ? Parce que je suis noircie, car le soleil m'a hâlée, car le soleil ne m'a pas regardée pour m'éclairer comme il convient. Et que disent les enfants d'Israël ? « Les fils de ma mère se sont irrités contre moi ». Qui sont ces « fils de ma mère » ? Ce sont les grands préposés qui protègent les autres nations. Autre interprétation : « les fils de ma mère » littéralement, comme il est dit « il a jeté des cieux la terre, etc. », et lorsqu'il jeta des cieux la terre, « ils m'ont mise à garder les vignes ». Quelle est la raison ? Parce que ma propre vigne, je ne l'ai pas gardée. Et nous avons appris que « les fils de ma mère » se sont certainement ligués contre moi, c'est-à-dire, lorsque la terre s'écarta des cieux, comme nous l'avons expliqué, ainsi qu'il est écrit « et sa sœur se tint à distance ».<br />
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Et ici il est dit en vérité : « voici qu'il est bon et agréable que des frères demeurent ensemble », et à leur sujet nous avons expliqué « ensemble », comme il est dit « et même cela aussi, lorsqu'ils seront », la demeure des frères en général, puisqu'il est écrit « aussi » pour inclure tous ceux d'en haut, car toute souveraineté se trouve en ce même lieu. Autre interprétation, « voici qu'il est bon et agréable, etc. » — ce sont les compagnons à l'heure où ils siègent ensemble et ne se séparent pas l'un de l'autre ; au début ils apparaissent comme des hommes rangés pour la bataille qui veulent se tuer l'un l'autre, puis ils reviennent à l'amour et à la fraternité. Que dit le Saint béni soit-Il ? « Voici qu'il est bon et agréable que des frères demeurent ensemble » — « aussi » pour inclure la Chekhina parmi eux, et non seulement cela, mais le Saint béni soit-Il écoute leurs paroles et en a du plaisir et se réjouit en eux ; c'est ce qui est écrit « alors ceux qui craignaient l'Éternel se parlèrent l'un à l'autre, et l'Éternel fut attentif et entendit, et un livre de souvenir fut écrit devant lui, etc. ».<br />
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Et vous, compagnons d'ici, de même que vous avez été dans l'affection et l'amour auparavant, ainsi désormais vous ne vous séparerez pas l'un de l'autre, jusqu'à ce que le Saint béni soit-Il se réjouisse avec vous, proclame sur vous la paix, et que par vous se trouve la paix dans le monde ; c'est ce qui est écrit « pour l'amour de mes frères et de mes compagnons, je dirai maintenant : que la paix soit en toi ». Ils marchèrent, et comme ils marchaient encore, ils arrivèrent à la maison de Rabbi Pinhas ben Yaïr. Rabbi Pinhas sortit et l'embrassa, et dit : j'ai mérité d'embrasser la Chekhina, heureuse est ma part. Il leur prépara des literies de lits avec des liens tressés ; Rabbi Shimon dit : la Torah n'a pas besoin de cela, il les fit enlever, et ils s'assirent. Rabbi Pinhas dit : avant que nous mangions, entendons une parole du maître de la Torah, car Rabbi Shimon, toutes ses paroles sont au grand jour ; c'est un homme qui ne craint ni d'en haut ni d'en bas de les dire — il ne craint pas d'en haut, car le Saint béni soit-Il a donné son accord par sa main, et il ne craint pas d'en bas, comme un lion qui ne craint pas les brebis. Rabbi Shimon dit à Rabbi Elazar son fils : tiens-toi à ta place et dis une parole nouvelle à Rabbi Pinhas et au reste des compagnons.

Torat Emet / Rav Pinhas Reuven — CC BY-NC-SA 2.5

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