זוהר ויקרא — דף סד ע »א
Résumé
Et cet autre bouc, qui restait pour le Saint béni soit-Il, on en faisait un sacrifice pour le péché en premier. Et nous avons déjà expliqué en quel lieu il était lié. Et ensuite on offrait ceux-ci, et tout se parfume, et Israël demeure juste devant le Saint béni soit-Il, purifié de toutes les fautes qu'il a commises et par lesquelles il a péché devant Lui. C'est ce qui est écrit : « Car en ce jour il vous expiera, etc. »<br />
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Rabbi Shimon dit encore : (Genèse 27) « Et Jacob dit à Rébecca sa mère : voici qu'Ésaü mon frère est un homme velu et moi je suis un homme lisse. » À quoi cela fait-il allusion ? C'est que certainement Ésaü est un homme velu, et il appartient à ce qui est appelé « séir », car c'est de ce côté-là qu'il vient. « Et moi je suis un homme lisse » — un homme de celui qui a partagé à tous les autres peuples de grands dignitaires, ainsi qu'il est écrit (Deutéronome 4) « que l'Éternel ton Dieu a partagés », et il est écrit (ibid. 32) « car la part de l'Éternel c'est son peuple, etc. » Encore « homme lisse », à partir de deux boucs, dont un seul reste : car le prêtre les partageait — l'un pour sa part, l'autre pour le Saint béni soit-Il. Pourquoi ? Afin qu'il porte sur son épaule toutes les fautes de Jacob, ainsi qu'il est écrit : « et le bouc portera sur lui toutes leurs iniquités » — les iniquités de l'homme intègre (tam).<br />
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Nous avons appris : en ce jour-là, combien de portes sont ouvertes à l'égard d'Israël pour recevoir leurs prières. Heureuse la part d'Israël, car le Saint béni soit-Il veut les purifier et les absoudre, c'est ce qui est écrit « car en ce jour, etc. » En ce jour, le prêtre se couronne de plusieurs couronnes. En ce jour, le service du prêtre est plus honorable et plus grand que tous les autres services. À tous il donne une part dans ces sacrifices du Saint béni soit-Il. En ce jour se couronne (s'éveille) la miséricorde dans le monde par l'intermédiaire du prêtre, qui offre les sacrifices pour les fautes du peuple, d'abord pour sa propre faute, et ensuite pour les fautes du peuple. Il offre des holocaustes pour lui-même et pour le peuple, et nous avons déjà expliqué ces choses.<br />
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Pendant qu'ils marchaient, ils s'assirent dans un champ et prièrent. Une nuée de feu descendit et les entoura. Rabbi Shimon dit : je vois que c'est ici la volonté du Saint béni soit-Il ; asseyons-nous. Ils s'assirent et se mirent à dire des paroles de Torah. Il ouvrit et dit : (Proverbes 25) « De l'eau fraîche sur une âme lasse, telle est une bonne nouvelle venue d'un pays lointain. » J'ai examiné les paroles du roi Salomon, et il les a toutes dites avec sagesse. Viens et vois : Salomon a produit trois livres de sagesse pour le monde, et tous dans une sagesse supérieure. Le Cantique des Cantiques — sagesse ; Qohélet — intelligence ; et les Proverbes — connaissance. Il a fait trois livres correspondant à ces trois degrés. Le Cantique des Cantiques correspond à la sagesse, ainsi en est-il. Qohélet correspond à l'intelligence, ainsi en est-il. Les Proverbes correspondent à la connaissance. En quoi cela se voit-il ? C'est que tous ces versets sont de deux teintes, un début et une fin, deux teintes apparaissent ; et quand on examine les versets, l'un est inclus dans l'autre et l'autre dans l'un, c'est pourquoi cela pèse autant que la connaissance. Ce verset n'a ni début qui soit sa fin ni fin qui soit son début, et quand je l'ai examiné, tout y est inclus l'un dans l'autre, aussi bien de la fin vers le début que du début vers la fin : « bonne nouvelle d'un pays lointain, eau fraîche sur une âme lasse » ; « eau fraîche sur une âme lasse et bonne nouvelle d'un pays lointain » — l'un et l'autre sont un apaisement de l'esprit. Tout comme celui-ci est un apaisement de l'esprit, ainsi celui-là est un apaisement de l'esprit. Pendant qu'ils étaient assis, un homme vint et dit : l'épouse de Rabbi Shimon est guérie de sa maladie. Et les compagnons entendirent une voix, annonçant que le Saint béni soit-Il avait pardonné les fautes de cette génération. Rabbi Shimon dit : voici que s'est accompli ici le verset, « bonne nouvelle d'un pays lointain », car cela est un apaisement de l'esprit, comme de l'eau fraîche sur une âme lasse. Il leur dit : levons-nous et allons, car le Saint béni soit-Il nous fait voir des miracles. Il ouvrit et dit : « de l'eau fraîche sur une âme lasse » — c'est la Torah ; car quiconque a le mérite de s'adonner à la Torah et d'en abreuver son âme, que dit-il ? « et une bonne nouvelle d'un pays lointain. » Le Saint béni soit-Il proclame sur lui de nombreux bienfaits, pour lui faire du bien en ce monde et dans le monde à venir. C'est ce qui est écrit « et une bonne nouvelle ». De quel lieu ? « d'un pays lointain » — du lieu dont le Saint béni soit-Il était éloigné de lui au début, du lieu où un homme était en haine avec Lui au début, ainsi qu'il est écrit (Job 20) « et la terre se dresse contre lui » ; de ce même lieu, on lui annonce désormais la paix, c'est ce qui est écrit « d'un pays lointain ». Et il est écrit (Jérémie 31) « De loin l'Éternel m'est apparu : je t'ai aimée d'un amour éternel, c'est pourquoi je t'ai attirée avec bonté. » « Et il sortira vers l'autel qui est devant l'Éternel et fera expiation pour lui. » Rabbi Yehouda ouvrit et dit : (Psaume 50) « Psaume d'Assaph. Dieu, L'Éternel, a parlé et a appelé la terre depuis le lever du soleil jusqu'à son coucher. » Nous avons appris : mille cinq cent cinquante myriades de maîtres du chant chantent au Saint béni soit-Il quand le jour se lève ; et mille cinq cent quarante-huit à midi ; et mille cinq cent quatre-vingt-dix mille myriades à cette heure appelée l'entre-deux-soirs.
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Rabbi Shimon dit encore : (Genèse 27) « Et Jacob dit à Rébecca sa mère : voici qu'Ésaü mon frère est un homme velu et moi je suis un homme lisse. » À quoi cela fait-il allusion ? C'est que certainement Ésaü est un homme velu, et il appartient à ce qui est appelé « séir », car c'est de ce côté-là qu'il vient. « Et moi je suis un homme lisse » — un homme de celui qui a partagé à tous les autres peuples de grands dignitaires, ainsi qu'il est écrit (Deutéronome 4) « que l'Éternel ton Dieu a partagés », et il est écrit (ibid. 32) « car la part de l'Éternel c'est son peuple, etc. » Encore « homme lisse », à partir de deux boucs, dont un seul reste : car le prêtre les partageait — l'un pour sa part, l'autre pour le Saint béni soit-Il. Pourquoi ? Afin qu'il porte sur son épaule toutes les fautes de Jacob, ainsi qu'il est écrit : « et le bouc portera sur lui toutes leurs iniquités » — les iniquités de l'homme intègre (tam).<br />
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Nous avons appris : en ce jour-là, combien de portes sont ouvertes à l'égard d'Israël pour recevoir leurs prières. Heureuse la part d'Israël, car le Saint béni soit-Il veut les purifier et les absoudre, c'est ce qui est écrit « car en ce jour, etc. » En ce jour, le prêtre se couronne de plusieurs couronnes. En ce jour, le service du prêtre est plus honorable et plus grand que tous les autres services. À tous il donne une part dans ces sacrifices du Saint béni soit-Il. En ce jour se couronne (s'éveille) la miséricorde dans le monde par l'intermédiaire du prêtre, qui offre les sacrifices pour les fautes du peuple, d'abord pour sa propre faute, et ensuite pour les fautes du peuple. Il offre des holocaustes pour lui-même et pour le peuple, et nous avons déjà expliqué ces choses.<br />
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Pendant qu'ils marchaient, ils s'assirent dans un champ et prièrent. Une nuée de feu descendit et les entoura. Rabbi Shimon dit : je vois que c'est ici la volonté du Saint béni soit-Il ; asseyons-nous. Ils s'assirent et se mirent à dire des paroles de Torah. Il ouvrit et dit : (Proverbes 25) « De l'eau fraîche sur une âme lasse, telle est une bonne nouvelle venue d'un pays lointain. » J'ai examiné les paroles du roi Salomon, et il les a toutes dites avec sagesse. Viens et vois : Salomon a produit trois livres de sagesse pour le monde, et tous dans une sagesse supérieure. Le Cantique des Cantiques — sagesse ; Qohélet — intelligence ; et les Proverbes — connaissance. Il a fait trois livres correspondant à ces trois degrés. Le Cantique des Cantiques correspond à la sagesse, ainsi en est-il. Qohélet correspond à l'intelligence, ainsi en est-il. Les Proverbes correspondent à la connaissance. En quoi cela se voit-il ? C'est que tous ces versets sont de deux teintes, un début et une fin, deux teintes apparaissent ; et quand on examine les versets, l'un est inclus dans l'autre et l'autre dans l'un, c'est pourquoi cela pèse autant que la connaissance. Ce verset n'a ni début qui soit sa fin ni fin qui soit son début, et quand je l'ai examiné, tout y est inclus l'un dans l'autre, aussi bien de la fin vers le début que du début vers la fin : « bonne nouvelle d'un pays lointain, eau fraîche sur une âme lasse » ; « eau fraîche sur une âme lasse et bonne nouvelle d'un pays lointain » — l'un et l'autre sont un apaisement de l'esprit. Tout comme celui-ci est un apaisement de l'esprit, ainsi celui-là est un apaisement de l'esprit. Pendant qu'ils étaient assis, un homme vint et dit : l'épouse de Rabbi Shimon est guérie de sa maladie. Et les compagnons entendirent une voix, annonçant que le Saint béni soit-Il avait pardonné les fautes de cette génération. Rabbi Shimon dit : voici que s'est accompli ici le verset, « bonne nouvelle d'un pays lointain », car cela est un apaisement de l'esprit, comme de l'eau fraîche sur une âme lasse. Il leur dit : levons-nous et allons, car le Saint béni soit-Il nous fait voir des miracles. Il ouvrit et dit : « de l'eau fraîche sur une âme lasse » — c'est la Torah ; car quiconque a le mérite de s'adonner à la Torah et d'en abreuver son âme, que dit-il ? « et une bonne nouvelle d'un pays lointain. » Le Saint béni soit-Il proclame sur lui de nombreux bienfaits, pour lui faire du bien en ce monde et dans le monde à venir. C'est ce qui est écrit « et une bonne nouvelle ». De quel lieu ? « d'un pays lointain » — du lieu dont le Saint béni soit-Il était éloigné de lui au début, du lieu où un homme était en haine avec Lui au début, ainsi qu'il est écrit (Job 20) « et la terre se dresse contre lui » ; de ce même lieu, on lui annonce désormais la paix, c'est ce qui est écrit « d'un pays lointain ». Et il est écrit (Jérémie 31) « De loin l'Éternel m'est apparu : je t'ai aimée d'un amour éternel, c'est pourquoi je t'ai attirée avec bonté. » « Et il sortira vers l'autel qui est devant l'Éternel et fera expiation pour lui. » Rabbi Yehouda ouvrit et dit : (Psaume 50) « Psaume d'Assaph. Dieu, L'Éternel, a parlé et a appelé la terre depuis le lever du soleil jusqu'à son coucher. » Nous avons appris : mille cinq cent cinquante myriades de maîtres du chant chantent au Saint béni soit-Il quand le jour se lève ; et mille cinq cent quarante-huit à midi ; et mille cinq cent quatre-vingt-dix mille myriades à cette heure appelée l'entre-deux-soirs.
Torat Emet / Rav Pinhas Reuven — CC BY-NC-SA 2.5
en hébreu
