זוהר ויקרא — דף יד ע »ב
Résumé
Rabbi Chimon enseigne à Rabbi Elazar que celui qui vient d'une racine sainte et d'une souche de vérité (Israël) n'est pas comparable à celui qui vient d'une mauvaise souche (les idolâtres). Israël a été purifié au mont Sinaï et entre aussitôt, dans sa plénitude, dans l'alliance sainte ; chez les convertis, l'impureté ancienne ne se dissipe que progressivement, parfois sur trois générations, alors qu'Israël demeure aussitôt dans la sainteté. Une difficulté est soulevée sur le verset « comme aux jours de Noé » (et non « comme les eaux de Noé »), et il est expliqué : lorsque les justes se multiplient, le Saint, béni soit-Il, se réjouit et répand la paix dans le monde - une paix pour l'union du masculin et du féminin, une autre pour la bénédiction des patriarches. Tant qu'un juste demeure dans le monde, les jugements ne s'exercent pas, car il implore la miséricorde pour le monde plutôt que de demander le bien pour lui-même - comme Moché, qui offrit sa propre vie pour Israël (« efface-moi de ton livre ») et ne cessa d'intercéder jusqu'à ce qu'il leur soit pardonné. Noé, à l'inverse, ne demanda pas miséricorde pour le monde lorsqu'il lui fut dit « la fin de toute chair est venue devant moi », se souciant seulement de construire son arche ; c'est pourquoi le déluge porte son nom - « les eaux de Noé ».
Torat Emet / Rav Pinhas Reuven — CC BY-NC-SA 2.5
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