זוהר ויקרא — דף כה ע »ב

Résumé

Lorsque ce juste vient avec la biche sainte, il se couronne avec elle devant le Roi, et David dit "Au chef des chantres, sur Ayelet haShahar" (Psaume 22) — c'est la Communauté d'Israël ; "la biche de l'aurore" est le chant de la Communauté d'Israël qu'elle dit en exil : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonnée ?" Rabbi Chimon : heureux les maîtres de la neshama, les maîtres de la Torah, serviteurs du Roi saint ; malheur à ces méchants qui ne méritent pas de s'attacher à leur Maître et ne méritent pas la Torah — car quiconque ne mérite pas la Torah ne mérite ni l'esprit ni la neshama, et leur attachement se porte vers le côté des espèces mauvaises ; ils n'ont nulle part dans le Roi saint, nulle part de sainteté, et malheur à eux lorsqu'ils quitteront ce monde, car ils sont connus de ces espèces mauvaises, maîtres d'insolence, forts comme des chiens, messagers du feu de la Géhenne, qui n'ont aucune pitié.<br />
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Quelle différence entre Israël et les nations idolâtres ? Même si un homme d'Israël ne mérite que l'âme, un degré supérieur veille sur lui, et s'il veut acquérir l'esprit ou la neshama, il les obtient et les mérite ; mais les nations idolâtres n'acquièrent jamais rien, sauf si elles se font circoncire, auquel cas elles acquièrent une âme venue d'ailleurs. L'Israélite qui demeure au degré inférieur de l'âme seule, s'il ne veut pas progresser davantage, encourt une punition sévère ; malheur à ce méchant qui a oublié les commandements de la Torah et ne s'y est pas appliqué, oubliant son Maître — de lui il est dit "que les pécheurs disparaissent de la terre" (Psaume 104).<br />
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Il y a des hommes attachés au côté de l'impureté à cause de cette âme qui n'a pas mérité davantage, et lorsqu'un esprit d'impureté passe sur eux, il se pose et s'attache à eux ; alors le péché que commet cet homme provient de ce côté de l'esprit d'impureté, et son offrande est une chèvre, car c'est un animal issu de ce côté-là, pour expier sa faute. Rabbi Eléazar, son fils, lui demanda : il est écrit "tu ne laisseras pas son cadavre passer la nuit sur l'arbre... et tu ne souilleras pas ta terre" (Deutéronome 21), car la terre est sainte et un esprit d'impureté n'y trouvera pas de lieu où se poser ; si c'est ainsi, puisque sur cet animal repose un esprit d'impureté venu de ce côté, pourquoi l'offre-t-on du côté de la sainteté ? Il lui répondit : tu as bien demandé.<br />
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Mais vois, mon fils : il est écrit "car l'Éternel ton Dieu est un feu dévorant" (Deutéronome 4) — il existe un feu qui dévore le feu ; le feu du Saint béni soit-Il dévore un autre feu. Il y a des anges qui chantent devant le Saint béni soit-Il et s'annulent lorsqu'ils achèvent ce chant dans une étincelle de feu dévorant. En bas, le Saint béni soit-Il prépare le feu de l'autel, et ce feu dévore et anéantit tout ce côté-là, qui s'annule dans cette flamme sans qu'il n'en reste rien au monde ; et l'homme qui offre son sacrifice se tient auprès de lui, et par l'odeur du sacrifice qui s'élève, le côté de l'esprit d'impureté qui reposait sur lui est écarté, et il est expié. C'est pourquoi tout s'annule et est anéanti, et rien ne peut subsister devant ce feu.<br />
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Rabbi A'ha cheminait sur la route, et Rabbi 'Hiya et Rabbi Yossei le rencontrèrent ensemble. Rabbi A'ha dit : assurément, nous sommes trois destinés à recevoir la présence de la Chekhina. Ils se joignirent et marchèrent. Rabbi A'ha dit : que chacun dise une parole liée à la Torah, et allons. Rabbi 'Hiya ouvrit et dit : "Cieux, répandez d'en haut" (Ésaïe 45) — ce verset est un secret de sagesse appris de la ménorah sainte. Que signifie "répandez" ? Comme il est dit "ma leçon ruisselle comme la pluie" (Deutéronome 32), cela se rapporte à la pluie, nourriture de toute chose ; c'est pourquoi tous les yeux du monde espèrent du Saint béni soit-Il leur subsistance, car Il donne la nourriture à tous et nourrit tout, comme il est dit "les yeux de tous espèrent en Toi" (Psaume 145).<br />
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Et si tu dis que la chose dépend du lieu appelé "cieux" — nous avons appris que la chose ne dépend pas du mérite, et le mérite a été interprété comme la tsedaka (charité), dont la traduction araméenne est "zekhouta" ; or mérite et cieux sont une seule et même chose, et ici "répandez, cieux" — il est écrit "d'en haut", d'en haut assurément : cela vient du Saint Ancien (Atika Kadisha), et non de ce lieu appelé cieux et mérite, mais précisément d'en haut.

Torat Emet / Rav Pinhas Reuven — CC BY-NC-SA 2.5

en hébreu

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