זוהר ויקרא — דף כג ע »ב
Résumé
Et quand le coq chante et que les hommes dorment dans leurs lits sans s'éveiller, le coq chante une seconde fois et dit ce qu'il dit, comme on l'a expliqué. Puis il bat des ailes et dit : malheur à un tel, réprimandé par son Maître, qui a abandonné son Maître, n'a pas éveillé son esprit et ne veille pas sur l'honneur de son Maître.<br />
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Lorsque le jour brille, le héraut proclame à son sujet et dit : « Et l'on ne dit pas : Où est Dieu, mes créateurs (littéralement « mon faiseur »), qui inspire des chants pendant la nuit ? » — pour l'aider dans ces louanges, et pour que tout se fasse dans une même assistance. « Mes créateurs » ? Ne devrait-il pas dire « qui m'a fait » ? Que signifie « mes créateurs » ? C'est qu'au moment où un homme se lève à minuit et s'efforce dans le chant de la Torah — car le chant de la Torah ne porte ce nom que la nuit — et qu'il se trouve encore à l'étude lorsque le jour brille, le Saint béni soit-Il et la Communauté d'Israël lui préparent un fil de bonté pour le sauver de tout, et pour l'éclairer entre les mondes supérieurs et inférieurs.<br />
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Rabbi Yehouda dit : j'ai entendu Rabbi Abba expliquer ce verset, « Où est Dieu, mes créateurs » — ne devrait-il pas dire « qui m'a fait » ? Qu'est-ce que « mes créateurs » ? C'est, comme tu l'as dit, qu'au moment où il se lève la nuit et s'efforce dans la Torah, lorsque le jour brille, Abraham s'éveille par ce même fil qui est le sien, comme il est écrit à son sujet (Genèse 14) : « Depuis un fil jusqu'à une courroie de sandale » etc. Et le Saint béni soit-Il et la Communauté d'Israël le renouvellent, et en font chaque jour une créature nouvelle. C'est ce qui est écrit : « Dieu, mes créateurs ».<br />
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Et on l'a déjà expliqué : « El » et « Vav-Hé ». « El » — c'est Abraham, dont il est écrit « le Dieu grand ». Le « Vav » — c'est le Saint béni soit-Il. Le « Hé » — c'est la Communauté d'Israël. Et cela fait « Eloha ». Et eux font l'homme et le renouvellent chaque jour, et c'est pourquoi il est écrit « mes créateurs », au pluriel, comme il est dit (Psaume 149) : « Qu'Israël se réjouisse en ses créateurs. » Rabbi Yossei dit : c'est certainement ainsi, et tout cela n'est qu'une seule chose.<br />
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Rabbi Yehouda ouvrit et dit : « Ou si son péché, qu'il a commis, lui est fait connaître » (Lévitique 4). « Lui est fait connaître » — de la part de qui ? Ne devrait-il pas dire « ou il connaît (il est connu) son péché » ? Que signifie « lui est fait connaître » ? C'est que le Saint béni soit-Il ordonne à la Communauté d'Israël de faire connaître à l'homme ce péché qu'il a commis ; et par quoi le lui fait-elle connaître ? Par ses jugements, comme il est dit (Job 20) : « Les cieux révéleront son iniquité, et la terre se dressera contre lui. » « Lui est fait connaître » — comme par quelqu'un à qui l'on ordonne de le faire pour un autre.<br />
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Car nous avons appris : au moment où un homme pèche devant le Saint béni soit-Il et ne prend pas garde à son péché pour revenir en repentance devant son Maître, et le rejette derrière son épaule, son âme monte réellement et témoigne devant le Saint béni soit-Il ; alors le Saint béni soit-Il ordonne à la Communauté d'Israël et dit : « Ou si son péché, qu'il a commis, lui est fait connaître » — étends sur lui le jugement et fais-lui connaître son péché, comme il est dit (Ézéchiel 16) : « Fais connaître à Jérusalem ses abominations. »<br />
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Après que le jugement vient sur lui, alors un esprit s'éveille en lui pour revenir en repentance devant son Maître, et il se soumet pour offrir un sacrifice ; car celui dont le cœur s'est endurci pèche, oublie son péché et n'y prend pas garde, et le Saint béni soit-Il se tient prêt contre lui, et ordonne de lui faire connaître ce péché, afin qu'il ne soit pas oublié de lui.<br />
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Rabbi Yossei dit : il en est certainement ainsi, et nous l'avons trouvé pareillement chez David : puisqu'il avait commis cet acte avec Bath-Chéva, il n'y avait pas pris garde. Le Saint béni soit-Il lui dit : l'as-tu oublié ? Je te le rappellerai. Aussitôt, qu'est-il écrit ? (2 Samuel 12) : « Tu es cet homme, ainsi parle l'Éternel. » Tu es l'homme qui ne t'en es pas souvenu, tu es l'homme qui l'as oublié. Et par quoi le lui fit-Il connaître ? Par le jugement.<br />
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Ici aussi, le Saint béni soit-Il dit : « Son péché qu'il a commis lui est fait connaître », et la chose est belle, et il en est bien ainsi, car il n'est pas écrit « ou cela lui devient connu », comme il est écrit (Exode 21) : « Ou s'il est connu que le bœuf est encorneur. » Et celui qui se tient debout la nuit pour s'adonner à la Torah, la Torah elle-même lui fait connaître son péché, et non par la voie du jugement, mais comme une mère qui informe son fils avec douceur, de sorte qu'il ne l'oublie pas et revienne en repentance devant son Maître.<br />
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Et si tu dis : David, qui se levait à minuit, pourquoi le jugement s'est-il éveillé contre lui ? C'est que David est différent, car il a transgressé en ce qui était lié, et cela exige un jugement, et c'est par ce qu'il a transgressé qu'il est jugé. Il a péché contre la royauté sainte et contre la Jérusalem sainte, et c'est pourquoi il fut chassé de Jérusalem, et la royauté lui fut retirée, jusqu'à ce qu'il se soit rectifié comme il convient (et ait été puni).
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Lorsque le jour brille, le héraut proclame à son sujet et dit : « Et l'on ne dit pas : Où est Dieu, mes créateurs (littéralement « mon faiseur »), qui inspire des chants pendant la nuit ? » — pour l'aider dans ces louanges, et pour que tout se fasse dans une même assistance. « Mes créateurs » ? Ne devrait-il pas dire « qui m'a fait » ? Que signifie « mes créateurs » ? C'est qu'au moment où un homme se lève à minuit et s'efforce dans le chant de la Torah — car le chant de la Torah ne porte ce nom que la nuit — et qu'il se trouve encore à l'étude lorsque le jour brille, le Saint béni soit-Il et la Communauté d'Israël lui préparent un fil de bonté pour le sauver de tout, et pour l'éclairer entre les mondes supérieurs et inférieurs.<br />
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Rabbi Yehouda dit : j'ai entendu Rabbi Abba expliquer ce verset, « Où est Dieu, mes créateurs » — ne devrait-il pas dire « qui m'a fait » ? Qu'est-ce que « mes créateurs » ? C'est, comme tu l'as dit, qu'au moment où il se lève la nuit et s'efforce dans la Torah, lorsque le jour brille, Abraham s'éveille par ce même fil qui est le sien, comme il est écrit à son sujet (Genèse 14) : « Depuis un fil jusqu'à une courroie de sandale » etc. Et le Saint béni soit-Il et la Communauté d'Israël le renouvellent, et en font chaque jour une créature nouvelle. C'est ce qui est écrit : « Dieu, mes créateurs ».<br />
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Et on l'a déjà expliqué : « El » et « Vav-Hé ». « El » — c'est Abraham, dont il est écrit « le Dieu grand ». Le « Vav » — c'est le Saint béni soit-Il. Le « Hé » — c'est la Communauté d'Israël. Et cela fait « Eloha ». Et eux font l'homme et le renouvellent chaque jour, et c'est pourquoi il est écrit « mes créateurs », au pluriel, comme il est dit (Psaume 149) : « Qu'Israël se réjouisse en ses créateurs. » Rabbi Yossei dit : c'est certainement ainsi, et tout cela n'est qu'une seule chose.<br />
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Rabbi Yehouda ouvrit et dit : « Ou si son péché, qu'il a commis, lui est fait connaître » (Lévitique 4). « Lui est fait connaître » — de la part de qui ? Ne devrait-il pas dire « ou il connaît (il est connu) son péché » ? Que signifie « lui est fait connaître » ? C'est que le Saint béni soit-Il ordonne à la Communauté d'Israël de faire connaître à l'homme ce péché qu'il a commis ; et par quoi le lui fait-elle connaître ? Par ses jugements, comme il est dit (Job 20) : « Les cieux révéleront son iniquité, et la terre se dressera contre lui. » « Lui est fait connaître » — comme par quelqu'un à qui l'on ordonne de le faire pour un autre.<br />
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Car nous avons appris : au moment où un homme pèche devant le Saint béni soit-Il et ne prend pas garde à son péché pour revenir en repentance devant son Maître, et le rejette derrière son épaule, son âme monte réellement et témoigne devant le Saint béni soit-Il ; alors le Saint béni soit-Il ordonne à la Communauté d'Israël et dit : « Ou si son péché, qu'il a commis, lui est fait connaître » — étends sur lui le jugement et fais-lui connaître son péché, comme il est dit (Ézéchiel 16) : « Fais connaître à Jérusalem ses abominations. »<br />
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Après que le jugement vient sur lui, alors un esprit s'éveille en lui pour revenir en repentance devant son Maître, et il se soumet pour offrir un sacrifice ; car celui dont le cœur s'est endurci pèche, oublie son péché et n'y prend pas garde, et le Saint béni soit-Il se tient prêt contre lui, et ordonne de lui faire connaître ce péché, afin qu'il ne soit pas oublié de lui.<br />
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Rabbi Yossei dit : il en est certainement ainsi, et nous l'avons trouvé pareillement chez David : puisqu'il avait commis cet acte avec Bath-Chéva, il n'y avait pas pris garde. Le Saint béni soit-Il lui dit : l'as-tu oublié ? Je te le rappellerai. Aussitôt, qu'est-il écrit ? (2 Samuel 12) : « Tu es cet homme, ainsi parle l'Éternel. » Tu es l'homme qui ne t'en es pas souvenu, tu es l'homme qui l'as oublié. Et par quoi le lui fit-Il connaître ? Par le jugement.<br />
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Ici aussi, le Saint béni soit-Il dit : « Son péché qu'il a commis lui est fait connaître », et la chose est belle, et il en est bien ainsi, car il n'est pas écrit « ou cela lui devient connu », comme il est écrit (Exode 21) : « Ou s'il est connu que le bœuf est encorneur. » Et celui qui se tient debout la nuit pour s'adonner à la Torah, la Torah elle-même lui fait connaître son péché, et non par la voie du jugement, mais comme une mère qui informe son fils avec douceur, de sorte qu'il ne l'oublie pas et revienne en repentance devant son Maître.<br />
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Et si tu dis : David, qui se levait à minuit, pourquoi le jugement s'est-il éveillé contre lui ? C'est que David est différent, car il a transgressé en ce qui était lié, et cela exige un jugement, et c'est par ce qu'il a transgressé qu'il est jugé. Il a péché contre la royauté sainte et contre la Jérusalem sainte, et c'est pourquoi il fut chassé de Jérusalem, et la royauté lui fut retirée, jusqu'à ce qu'il se soit rectifié comme il convient (et ait été puni).
Torat Emet / Rav Pinhas Reuven — CC BY-NC-SA 2.5
en hébreu
