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זוהר ויקרא — דף כד ע »א

Résumé

Rabbi Yehouda demande pourquoi le Saint béni soit-Il a puni David par l'intermédiaire de son fils. Rabbi Yossei répond que si un étranger s'était dressé contre lui, il n'aurait pas eu pitié de lui, alors qu'Avshalom, son propre fils, chercha à le tuer avec des conseils pires que ceux de tout étranger. Rabbi Yossei ajoute : David pécha avec Bat-Shéva simplement, et le Saint béni soit-Il dit qu'un fils de la "fille d'un dieu étranger" viendrait se venger — c'est Avshalom, fils de la "belle captive" prise à la guerre. On en déduit : celui qui prend une telle femme au combat et la désire, finit par engendrer d'elle un fils rebelle et dévoyé, car l'impureté ne l'a pas totalement quittée.<br />
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Rabbi Yossei ouvre sur le verset "L'Éternel a juré par Sa droite et par Son bras puissant" (Isaïe 62) et explique le processus du jugement : lorsqu'un homme pèche, un degré supérieur observe ce péché. S'il revient en repentir complet, sa faute est effacée et le jugement ne le domine pas. S'il ne revient pas, le péché est inscrit à ce degré ; s'il continue à pécher, un autre degré se joint et s'accorde avec le premier, exigeant un repentir plus grand — jusqu'à atteindre cinq degrés. Dès que la droite (hessed) s'est accordée pour juger, la gauche (gevoura) se joint et s'y inclut, et alors le repentir ne suffit plus — tous s'accordent sur le jugement. Quand le jugement est achevé, les doigts se disposent cinq contre cinq, droite contre gauche, pour montrer que tous se sont accordés sur ce jugement, et les mains se redressent sans intention de l'homme — "Ta droite, Éternel, est auguste en puissance". C'est pourquoi, quand le Saint béni soit-Il veut tout accomplir, il est dit "L'Éternel a juré par Sa droite et par Son bras puissant".<br />
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Rabbi Yehouda ouvre sur "le fruit d'un bel arbre, des branches de palmier" (Lévitique 23) : "le fruit d'un bel arbre" désigne l'etrog, et bien qu'il soit entouré d'épines, le secret de la chose se trouve dans la création de la femme à partir de la côte de l'homme — "os de mes os et chair de ma chair" — car l'homme est appelé arbre (Deutéronome 20, "car l'homme est l'arbre du champ"). "Les branches de palmier" (kapot temarim) s'élèvent au nombre de soixante-dix et relient le haut et le bas, comme le terme "kefitou" (lier). Rabbi Yossei explique que "le fruit d'un bel arbre" désigne l'autel, qui produit des fruits et fait monter des bourgeons de tous côtés, car chaque groupe de soixante-dix années lui donne une part et il est béni par toutes. Celui qui pèche envers l'autel pèche en tout, car il est lié à ce qui est lié en haut. "Ceci est l'onction d'Aharon et de ses fils" (Lévitique 7) — "ceci" désigne l'autel oint par la main d'Aharon, et "l'onction de ses fils" enseigne qu'il est oint, grandi, béni et purifié par eux tous.<br />
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Le passage se termine par une parabole : pendant la fête de Souccot, on fait le tour de l'autel une fois chaque jour et sept fois le dernier jour — comme un roi qui avait invité des hôtes et s'occupait d'eux, et sa fille unique se plaignit qu'il ne faisait pas attention à elle ; il lui répondit qu'il lui donnerait chaque jour une part spéciale équivalant à toutes les autres réunies.

Torat Emet / Rav Pinhas Reuven — CC BY-NC-SA 2.5

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