זוהר ויקרא — דף טו ע »ב
Résumé
Lorsque les péchés du monde se multiplient, l'Ancien saint se dissimule et les faces ne se regardent plus l'une l'autre ; alors les jugements s'éveillent, comme l'indique le verset « jusqu'à ce que les trônes soient renversés et que l'Ancien des jours s'assoie » (Daniel 7) - les trônes désignant les couronnes supérieures, les Patriarches, qui abreuvent et maintiennent les autres mondes. Du côté de la Mère sortent les gardiens de la loi, qui saisissent le sceptre de la Rigueur et dominent sur la miséricorde, laissant les mondes incomplets. Mais lorsque les hommes rectifient leurs actes ici-bas, les jugements s'adoucissent, la miséricorde l'emporte, chaque couronne retourne à sa place et tout se bénit ensemble - c'est la pleine téchouva, Yom Kippour, où s'ouvrent cinquante portes. De là découlent des enseignements sur « s'il a péché et est coupable » (l'obligation précise de restituer ce qui fut volé), sur les quatre tekoufot de l'année où les jugements s'éveillent (« vayit'atsev »), sur le deuil depuis la destruction du Temple (le Saint, béni soit-Il, ayant juré de ne pas entrer dans la Jérusalem céleste avant qu'Israël n'entre dans la Jérusalem terrestre), et sur les interdits de nudité comme allusion au dévoilement et au recouvrement des péchés du monde attachés à la Mère (la Chekhina) - lorsqu'elle se recouvre à nouveau et se réjouit de ses enfants, c'est la pleine téchouva.
Torat Emet / Rav Pinhas Reuven — CC BY-NC-SA 2.5
en hébreu
